ROMA

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Le single « ROMA », dernier né des chansons de Doria Ousset, est sorti le 21 juin 2018 !

Au XVIe siècle, les corses habitant en grand nombre à Rome, dans le quartier du Trastevere, créent une confrérie autour d’une statue de la vierge (Madonna Fiumarola) trouvée dans l’eau à l’embouchure du Tibre, en l’église San Crisogono qui est consacrée à cette nation. En 1662, l’ambassadeur du roi de France provoque par le biais de ses soldats, une escarmouche avec les gardes corses. Ces derniers assumaient la fonction de gendarmerie, garante de l’ordre public, aux ordres de la papauté. Suite à cet incident, les unités corses seront dissoutes, la garde corse répudiée.

🔸 Texte: Paul Turchi-Duriani
🔸 Musique: Jean-Alexandre Oliva
🔸 Arrangements: Julien Muraccioli et Jean-Alexandre Oliva
🔸 Voix: Doria Ousset, Iviu Pasquali, Ghjuvan Camellu Pasquali, Cristofanu Sicurani et Jean-Alexandre Oliva
🔸 Musiciens: Miché Dominici, Jean-Alexandre Oliva et Julien Muraccioli
🔸 Prise de son: Studio RedTone (Toussaint Mariani)
🔸Coaching vocal: Matthieu-Joseph Nobili
🔸 Mixage: Julien Muraccioli
🔸 Mastering: Auguste Manly
🔸 Visuel: Airtoon (Yann Lorec) d’après une photo de Castalibre (Armand Luciani)
🔸 Costume: L’Atelier des couleurs (Stéphanie Paoli)
🔸 Direction visuelle: Lucia Perfetti

« CYRNIORUM  FORTIA  BELLO  PECTORA

Ti mandu, Madonna Fiumarola, a mo ultima preghera,
Lu mo cantu, porta lu in mare, testamentu salutare
Fin’à a Corsica di u mo core, per sempitern’altare 

T’emu trovu sott’à l’acqua è purtata in cor’di chjesa
Per pregà ti cù pietà in lingua corsa senza pratesa
Avemu fattu cunfraterna chì fusti à u fiume ripresa

Domani mi impiccheranno, quelli che fedele ho servito
Con i miei fratelli isolani che di Roma tenevamo le porte
Ti mando per testimone, il lamento del soldato… 

Quantu corsi sò sbarcati nant’à e to dolce calate
In tempu di saracini, u suldatu è l’abbate
Quantu anu trovu un agrottu, ghjunti quì per ùn più pate

Eppò hè ghjuntu lu francese è lu so orgogliu nativu
U sbirru di u rè in Farnese cù lu so scoppu gattivu
U so viziu hè l’arnese è lu so focu hè speditivu

Domani mi impiccheranno, quelli che fedele ho servito
Con i miei fratelli isolani che di Roma tenevamo le porte
Ti mando per testimone, il lamento del soldato… 

Dumane seraghju mortu, a mo anima in paradisu
Senza mancu più tremà, basgieraghju lu to visu
Ma da Trastevere à L’Urnanu, dolu serà cundivisu…

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Je t’adresse, Madonna Fiumarola, ma dernière prière,
Mon chant, porte-le au-delà des mers, testament salutaire
Jusqu’à la Corse de mon cœur, éternel autel sacré

Nous t’avons trouvée sous l’eau et  portée au Choeur d’une église
Pour humblement te prier en langue corse
Nous avons établi une confrérie car tu fus reprise au fleuve

Demain ils me pendront, ceux que j’ai fidèlement servis
Ainsi que mes frères corses avec lesquels nous gardions les portes de Rome
Je t’adresse comme testament, la complainte du soldat…

Ô combien de corses ont débarqué sur tes quais accueillants
Du temps des sarrasins, et le soldat et l’abbé
Ô combien ont trouvé un abri, arrivés à toi pour ne plus pâtir

Et puis est arrivé le français avec son orgueil inné
Le sbire du roi est à Farnese avec un objectif néfaste
Son vice comme instrument et son feu est expéditif

Demain ils me pendront, ceux que j’ai fidèlement servis
Ainsi que mes frères corses avec lesquels nous gardions les portes de Rome
Je t’adresse comme testament, la complainte du soldat… 

Demain je serai mort, mon âme sera aux Cieux
Mais sans plus trembler, je baiserai ton visage
Mais du Trastevere à L’Urnanu, le deuil sera partagé… »

(Texte et traduction: Paul Turchi-Duriani).

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© DORIA OUSSET - Création STUDIO WMI.com - Crédits photos : Marie-gabrielle TAISNE, CASTALIBRE, Olivier SUBISSI, JGAZ PHOTOGRAPHIE, Maryma MANCINI, CORSICA MEIA.